Les différences entre le Shiatsu et l’acupression

Shiatsu

L’acupression et le shiatsu sont des techniques de médecine alternative originaires d’Asie. Ces méthodes sont basées sur le concept de flux d’énergie dans le corps, à savoir l’énergie vitale. C’est grâce aux canaux énergétiques, les méridiens que celle-ci circule dans l’organisme.

Le shiatsu et l’acupression travaillent donc à équilibrer le cycle de l’énergie vitale, en stimulant le point de pression des méridiens en tant que lieux de concentration énergétique. Découvrez les différences entre ces deux techniques de massage.

Shiatsu et acupression : un même règlement pour une pratique distincte

La philosophie chinoise s’appuie sur l’hypothèse que la santé humaine soit basée sur un équilibre d’énergie vitale « Chi » ou « Qi » qui naît de l’harmonie entre différentes sources d’énergie, d’une part les cinq éléments chinois (bois, métal, terre, feu, eau) et d’autre part le yin et le yang (deux forces opposées en constante interaction).

Comme l’acupuncture, l’acupression utilise des points de pression pour éliminer ou atténuer un déséquilibre sans le flux d’énergie vitale. Des points sont susceptibles d’être stimulés en même temps pour établir un « pont » d’énergie conçu pour restituer le flux dans l’organisme.

Le shiatsu, qui signifie « pression des doigts » en japonais, est censé être perçu comme un large champ d’application de l’acupression ou digitopuncture, car il se concentre davantage sur le travail du corps sur les méridiens plutôt que sur des points de pression isolés. Ils peuvent également être utilisés dans certaines situations.

À titre d’exemple, bien que l’acupression se concentre sur le point F3 du foie pour calmer les douleurs au foie, la pression des doigts s’intéressera particulièrement à tout le méridien.

Le shiatsu est une méthode légèrement plus « musculaire » qui nécessite une pression plus longue pendant le massage, et peut sembler être un étirement soudain pour les débutants pour décharger l’énergie sur tout le méridien. Pour plus de détails sur les différences entre l’acupression et le shiatsu, visitez le site lemonn.fr.

Shiatsu et acupression : une procédure de diagnostic différente

Avant d’effectuer un traitement par shiatsu ou acupression, le médecin fera un diagnostic pour identifier le problème à traiter.

Le massage des points d’acupuncture utilise la même procédure de diagnostic que le massage Tuina ou l’acupuncture. Il s’agit d’effectuer un bilan énergétique complet en observant la langue, le visage, la langue du patient et en mesurant la fréquence cardiaque du patient au niveau du poignet pour identifier les points à sélectionner pendant le traitement par pression.

En fait, la médecine traditionnelle chinoise a 361 points d’énergie répartis dans 14 méridiens dans tout l’organisme et 48 points supplémentaires n’étant pas sur un méridien. Les points énergétiques sont des zones spéciales du corps où l’énergie est la plus accessible et la plus concentrée.

Le shiatsu utilise plutôt une méthode de diagnostic commune à toutes les thérapies japonaises : « diagnostic du Hara ». En fait, l’état de l’abdomen est au centre de tous les traitements japonais en raison de la position centrale du corps et de sa relation avec de multiples méridiens. 

Les différences majeures entre le Shiatsu et l’acupuncture

La grande différence immédiatement évidente est que dans la pratique du shiatsu, on n’utilise pas d’aiguilles, mais des mains et des doigts. Cette différence est cruciale, car les aiguilles ont tendance à irriter les gens et la digitopuncture les rebute.

La deuxième différence majeure entre l’acupuncture et le shiatsu est le travail ostéo-articulaire appliqué par cette acupuncture sans aiguilles sur la peau du receveur. En acupuncture, outre l’utilisation d’aiguilles, le praticien ne touche pas la peau, le contact corporel avec le massage shiatsu est fondamental et constant tout au long de la séance. Cela garantit le relâchement des tensions articulaires ou musculaires accumulées par le patient, mais déclenche aussi une série de réponses physiologiques en lien avec le travail effectué.

Ces réponses physiologiques incluent une libération d’hormones bénéfiques, telles que :

  • En tant que dérivé de la tyrosine : l’acétylcholine, la noradrénaline, dopamine
  • En tant que dérivé du tryptophane : la gastrine, la mélatonine, la sérotonine