Ces amis qui nous veulent du mal – 1ère partie : De la nuée gauchiste au néofascisme

De la même manière que l’auto-mouvement historique avait laissé place au féodalisme, après l’esclavagisme, le capitalisme à son tour mettait un terme à la société féodale. Depuis, celui-ci gouverne avec les armes qui sont les siennes : la propriété lucrative, le crédit, le salaire comme extorsion de la plus-value[1], le marché du travail etc.

De manière synthétique, deux grandes classes sociales composent alors la société : la classe capitaliste (ceux que les médias nomment parfois « 1% ») et la classe prolétarienne (les « 99%). La première impose alors ce que Marx nomme « l’idéologie dominante », c’est-à-dire sa propre vision du monde par laquelle l’ordre social est justifié par des raisons naturelles. Là où le féodalisme le justifie par des raisons divines.[2] La « phase hégémonique » du capitalisme, nous dit alors Gramsci, se déploie lorsque celui-ci ne gouverne, non plus seulement par le biais de ses outils de répressions, mais par l’adhésion massive de la classe prolétarienne au discours sur le réel que l’idéologie dominante lui impose.

Dans une période où le confusionnisme règne, du fait d’une crise de sens qui ne cesse de s’accentuer, nombreux sont les militants et organisations militantes qui en appellent à l’action, le plus souvent sous forme de révolte ou d’ « union sacrée » contre l’ennemi commun : le capitalisme. Du moins, en apparence.

Mais à terme, certains risquent peut-être de se plaindre des effets dont ils auront chéri les causes, a priori justes, pourtant.

Couverture du Journal « La décroissance » de Juillet 2011.

– De la nuée gauchiste au néofascisme.

L’idiot utile l’est toujours de bonne foi.

  Le Capital ne se lasse jamais de faire fleurir et de se nourrir de fausses alternatives – des choix de compromissions – qui ne luttent pas directement contre lui, mais tentent de le faire en vain en jouant avec les cartes qu’il leur a données. C’est ainsi que de bonne foi, nombreux sont ceux, appartenant ou non à des organisations ou associations militantes, qui se regroupent derrière des propositions ou critiques qui visent à mettre à mal le Capital et ses institutions. Néanmoins, ces solutions d’apparences s’inscrivent toujours dans le sillage de l’idéologie dominante, sans être véritablement capable de s’en émanciper, faisant défaut à une posture radicale. Parfois alors, le combat mené de bonne foi se retourne même contre ceux qui le défendent.
  A l’heure de la plus grande crise du capitalisme, il n’est pas étonnant alors que croisse une quantité importante de ces revendications. Il ne s’agît aucunement ici de blâmer ces initiatives, puisqu’elles sont toujours le produit de bonnes intentions, mais plutôt d’en comprendre les erreurs et les pièges qui les sous-tendent.
  Parmi elles, nous pouvons en énumérer quelques-unes :
La critique d’une société dite de consommation : nous avons déjà eu l’occasion lors d’un précédant article de déconstruire l’idée qu’il y aurait une « société de consommation »[3]. Pour résumer, nous nous en tiendrons à rappeler ces quelques points : d’abord, il n’est ni logique ni honnête, d’un point de vue intellectuel, d’analyser la consommation sans ses rapports à la production. En effet, toute consommation est le résultat d’une production préalable.
Aussi, partant de ce postulat, il est possible de déduire qu’il n’y a nulle part une société toute entière qui consomme au sens où la construction de l’être social se résumerait à sa consommation.
Il y a plutôt des classes qui consomment. De là, deux classes principales se dessinent encore: celle qui consomme plus qu’elle ne produit et celle qui produit plus qu’elle ne consomme. La seconde par sa production permettant à la première une consommation « ludique, libidinale et marginale » par l’extraction de la plus-value du travail de la première, lui permettant l’accès aux biens de consommation.
Il serait à la rigueur possible de parler de société de consommation dans le cadre où chacun pourrait consommer autant que ce qu’il a produit. Or, rien n’est plus faux aujourd’hui, c’est même le contraire qui est vrai – il nous suffit pour le constat de comparer notre productivité et notre incapacité à « finir le mois » comme le dit le langage populaire, pour la majorité d’entre nous.
En s’attaquant à une « société de consommation » qui fait illusion face aux enjeux véritables, c’est nous-mêmes en tant que producteur que nous attaquons. Nous nions par là même le fait d’être producteur et le Capital en tire tous les bénéfices. C’est un appel indirect aux politiques d’austérité contre la lutte en faveur d’un partage des richesses.
Cette critique faussée, appuyée sur des postulats erronés, entraîne un second champ de bataille qui s’inscrit lui aussi dans le discours hégémonique de la classe dominante au lieu de s’en extraire, il s’agît de la revendication de la « décroissance ».
La décroissance : néologisme écologiste visant une fois encore à s’inscrire dans la logique du Capital. Ironie du sort, comme le fait remarquer Dominique Pagani, « la décroissance apparaît alors qu’il n’y a de toute façon plus de croissance ».
Outre l’anecdote factuelle quelque peu déconcertante, les militants de la décroissance ne s’emparent pas de la lutte de classe véritable qui a lieu sur la pratique de la valeur, se contentant d’en rester sur l’échelle que le Capital leur a indiquée. C’est comme si nous avions un curseur de « -10 » à « +10 » et que la classe capitaliste rêvait du « +10 » et les décroissants du « -10 ». Mais l’erreur du raisonnement tient au fait que notre émancipation passe par le refus des normes prescrites par la classe capitaliste, en sortant de cette échelle et en proposant une autre pratique de la valeur, comme cela a déjà été fait en France grâce aux institutions du C.N.R qui permirent de reconnaître comme producteur de valeur économique ceux qui ne sont pas dans le « marché du travail ».
Aussi, la question n’est pas de savoir simplement si l’on produit trop ou pas assez, mais de savoir de quoi nous parlons. Sans doute produisons-nous des choses vaines et inutiles et pour certaines classes, en trop grande quantité – mais d’autres, elles, ne le sont pas assez. Si la question « êtes-vous pour la croissance ? » semble absurde tant qu’il n’a pas été désigné ce qui devait croître, la question « êtes-vous pour la décroissance ? » l’est tout autant et pour les mêmes raisons.
Mais, là-encore, le combat est mené de bonne foi et montre la force de l’idéologie dominante et des outils qu’elle nous tend, si nous ne poursuivons pas la critique de l’économie politique. Rappelons-le aussi, cette critique avait entre autres pour but de montrer que l’économie n’est pas une science et qu’elle a à se soumettre au politique, or la religion capitaliste prétend l’inverse et veut sans cesse « rassurer les marchés »… Pire, au même titre que la critique de la dite société de consommation et que tout anti-progressisme social et technique, la décroissance vise à nourrir et entretenir les politiques d’austérité qu’on nous impose à l’heure où la France crée chaque année plus de 2000 Milliards d’euros.
Le plein-emploi et la taxation du Capital : de Piketty au N.P.A, un seul refrain « l’argent, il y en a, il est dans les poches du Capital. » – c’est bien là le problème. Notre revendication à tous, en tant que prolétaires, ce n’est pas de taxer le Capital, ce qui revient à le légitimer, mais plutôt de l’abattre. L’abattre n’est pas une utopie, au contraire. Mais nous y reviendrons dans la suite de cet article.
Il en va de même pour la revendication du « plein-emploi », qui revient à légitimer l’emploi et avec lui la propriété lucrative. C’est-à-dire le fait qu’il soit rendu possible de tirer de l’argent d’un patrimoine à partir de l’exploitation par le salaire (dans la pratique de la valeur capitaliste[4]) des travailleurs (c’est le cas notamment dans les usines, les entreprises ou bien lorsque vous payez un loyer…).
Nous ne pouvons attendre du capitalisme qu’il se « moralise » et de la classe capitaliste qu’elle devienne contorsionniste au point de nous céder sa part du gâteau parce que nous la demandons poliment.
Le revenu de base : il correspond sans doute à l’une des propositions les plus en vogue et en apparence la plus anticapitaliste… Ceci pourrait être le cas si ce revenu inconditionnel entraînait avec lui la chute des institutions capitalistes. Or, c’est tout l’inverse… Le principe du revenu de base découlant même de la théorie de l’ « impôt négatif », qui fût théorisé par Rhys-Williams, puis Milton Friedman dans Capitalisme et liberté. La Finlande sera peut-être d’ailleurs le premier pays à mettre le revenu de base en application – étrangement, ce pays n’est pas réputé pour son socialisme.
Mais l’enjeu véritable (qui plus est pour la France qui est à l’origine du C.N.R) est de bien comprendre une fois encore que le revenu de base ne lutte en rien contre le capitalisme puisqu’il s’appuie au contraire sur les institutions de ce dernier, sans les remettre en cause en commençant par l’emploi et la propriété lucrative une fois encore. Or, la dialectique du salaire, par le fruit de luttes tout au long du XIXème et du XXème siècle en France a permis de modifier la pratique de la valeur et donc de reconnaître comme producteur ceux qui ne sont pas sur le marché du travail (les retraités, notamment). Nous pouvons donc puiser et étendre ce « déjà-là révolutionnaire » présent dans nos institutions.
A l’inverse, le revenu de base viendrait détruire ces acquis en supprimant même la sécurité sociale et l’ensemble des allocations pour n’attribuer qu’une allocation universelle, n’éradiquant ni la pauvreté, ni les écarts de richesses, ni le capitalisme…
Au contraire, une fois encore, et puisque l’article ne se prête pas à une analyse plus détaillée ici, il est surtout important de constater la difficulté pour ses partisans prétendument « anticapitaliste » de s’émanciper du discours imposé par l’idéologie dominante et des institutions capitalistes. Ici, les acteurs en faveur du revenu de base attendent, une fois de plus, que le système dans lequel ils pensent et évoluent leur donne lui-même les outils pour le combattre… Ainsi, plutôt que de revendiquer que nous sommes producteurs de valeur en dehors du marché du travail, là le revenu de base ne fait de nous que des « êtres de besoin », des « ayants droits » qui ne produiraient rien mais à qui on accepte de donner une petite part du gâteau. Rappelons-nous que tout cela relève uniquement d’une convention politique. C’est la politique qui fixe les normes économiques et non l’inverse. Tout comme la convention politique capitaliste fixe qu’il n’y a de valeur créee uniquement dans le cadre de l’emploi – nous pouvons reconnaître que cela est faux, et qu’il y a production de valeur en dehors de celui-ci, les fonctionnaires et les retraités en sont une preuve. Une preuve qu’on tente bizarrement d’abattre sans cesse…
L’économie de partage : s’« il y a des biens qui augmentent dans le partage », comme nous le dit Spinoza, en matière d’économie en revanche, il faut choisir : l’économie ou le partage. Cette dite « économie de partage » qui s’incarne au travers de plateformes telles que Uber, AirBnb, lyft etc. ou bien des pratiques comme le woofing, est un instrument inouï de mise en esclavage par le Capital et une mise à mort progressive des acquis sociaux. Le capital réalise là une « entreprise sans salariés [5]» – aboutissement de la destruction de la classe salariale. Chacun, en tant qu’individu isolé, se retrouve en « libre concurrence » avec son voisin, en essayant de se vendre au plus offrant. L’esclave loue sa force de travail, sa voiture, ses mains, son ventre… Ailleurs, l’esclave travaille aux champs en échange du gîte et du couvert. Mais en fait tout cela masque une précarité de plus en plus importante, camouflée par l’idéologie du « cool », du « branché », du « partage »… Alors que cela n’est que le fruit de la nécessité à laquelle on tente de nous habituer. Lorsqu’en sortie de guerre certains habitants en URSS devaient se partager une salle de bain, le monde capitaliste montrait cela du doigt comme un échec du communisme sans tenir compte du fait que l’URSS venait d’être mise à feu et à sang tandis que les USA n’avaient eu aucun dégât sur leur sol. En revanche, le capitalisme par la modification de nos représentations a rendu « cool », « branché », l’idée d’un « partage » qui n’est que nécessité, ainsi collocations et co-voiturages, entre autres sont devenus des normes quasi obligatoires qui cachent la misère réelle.
Nous n’avons esquissé ici qu’une partie des alternatives et revendications qui fleurissent malheureusement parmi bien d’autres, mais dont les principes et la logique demeurent identiques. Bien sûr, il faut reconnaître à ces alternatives le fait de recentrer le débat sur le terrain économique et social, ce qui n’est pas rien après des décennies de lutte en faveur uniquement de causes sociétales, au détriment du social. De même, il est à noter que les partisans de la décroissance en appellent souvent à « consommer mieux » et pas forcement « moins », il faut leur rendre justice là-dessus – même si là encore c’est esquiver une partie du problème.
La crise actuelle, crise totale du capitalisme et peut-être ultime, ne nous laisse plus d’autres choix que de réfléchir à la manière dont nous devrons reconstruire notre organisation sociale « le jour d’après », contrairement aux « quarante honteuses » qui nous ont précédées et où plus aucune alternative au capitalisme ne semblait viable.
Néanmoins la question est de savoir dans les intérêts de qui et de quoi nous luttons à l’heure où la réaction sous diverses formes (parfois inconscientes) ne cesse de gagner du terrain contre « l’infâme dialectique » et le progressisme social, y compris à l’ultragauche.

Du gauchiste culturel à l’écolo-réactionnaire

Mai 68, dans ses « aspects gauchistes estudiantins » comme le disait Clouscard a constitué la « contre-révolution libérale-libertaire » pour sauver un capitalisme alors en crise, en confondant liberté et libéralisation. Ainsi depuis quarante ans nous avons vu régner en maître l’idéologie libérale-libertaire : libérale sur le plan économique, libertaire sur le plan des mœurs et donc permissive avec le consommateur mais répressive avec le producteur.
  Une nouvelle crise, plus violente encore, conduit alors ces mêmes acteurs du libéralisme-libertaire vers des positions décadentistes et écologisantes (notez que l’écologisme n’est pas l’écologie). Daniel Cohn-Bendit étant la parfaite illustration de ce mouvement, lui qui fût surnommé Dany le Rouge avant d’atterrir en tête chez les Verts, tout en se proclamant fièrement « libéral-libertaire » depuis. L’ennemi commun à abattre : l’infâme Gaullo-communisme.
Mais l’itinéraire poursuivi par quelqu’un comme Michel Onfray est encore plus marquant de cette réalité. En effet, il n’a eu de cesse de nous rebattre les oreilles avec son principe de « capitalisme hédoniste »[6], lui pour qui le capitalisme commence à partir du moment où pour le citer de mémoire « deux hommes se sont échangé des coquillages… »[7]. Puis, désormais, il nous sert avec Cosmos, du « retour à la nature » et bientôt avec Décadence la vieille rengaine réactionnaire mal assumée.
Nous sommes face à une critique qui, plutôt que de construire les « jours heureux » de demain, s’acharne à mépriser le présent pour en appeler à un retour à la nature dont Rousseau en fin dialecticien nous rappelait pourtant que nous nous en étions « arraché à jamais ». Ils sont nombreux alors ceux qui, incapables de comprendre l’auto-mouvement du capitalisme qui le conduit à sa perte, en appellent à un retour à une époque chimérique où l’homme aurait vécu en « harmonie avec la nature. » Ce « retour », ce n’est évidemment pas un voyage dans le temps, mais l’idée que nous « serions allés trop loin » et qu’il faudrait revenir à des normes d’une certaine époque… d’un paradis perdu, dont on ne sait ni où il commence et ni où il s’arrête. Mais là encore, cette idéologie émane de ceux qui ont accès à tout et peuvent « jouir sans entrave » d’une consommation « libidinale, ludique et marginale ». La décadence entendue comme état d’une chose, d’une organisation ou structure qui commence à s’effondrer est une chose sur laquelle nous pouvons nous entendre, mais la différence tient au fait que l’Histoire jamais ne se répète mais toujours « trébuche ». Ce pourquoi « tout ce qui est réel est rationnel (…)»  (peut s’entendre au sens de fonctionnel) et « (…) tout ce qui est rationnel est réel » nous montre Hegel . Alors, dès que le capitalisme cesse d’être rationnel, par les nombreuses crises qu’il vit et qui le constituent par essence, il en vient à se détruire. Mais, cela nous conduit à une sortie de crise, avec un monde à recréer qui ne saurait se nicher dans l’arche du passé.
Sans comprendre ce « moment » (nous y reviendrons) historique fondamental, le risque est de se réfugier dans le camp de la tradition plutôt que de l’héritage (au sens culturel). La première étant vouée par vocation à disparaître, pour qu’une autre vienne s’inscrire dans un temps indéterminé mais fini, alors que le second, qui nous revient de droit, constitue l’Histoire en mouvement et avec elle l’évolution de la praxis[8].
Or, dans une période où le confusionnisme règne, c’est l’inverse qui se met en place du fait d’une crise de sens qui ne cesse de croître. Aussi les factions mouvantes « rouges-bruns » qui se dessinent dans l’alliance entre gauchistes et traditionalistes est le terreau idéal de la confusion et d’une sortie de crise désastreuse. N’en déplaise à tous ceux qui, de bonne foi encore, en appellent à diverses alliances dans le but d’éliminer un ennemi commun qu’ils ne cessent par ailleurs de nourrir. Un premier pas vers l’unification prolétarienne doit être fait, mais à condition qu’il aille dans le bon sens, sinon nous risquons d’obtenir des effets bien plus pervers à court et moyen terme : durcissement du pouvoir actuel par le recours notamment aux lois martiales, contraction de nouvelles alliances, incapacité d’organiser un programme de restructuration commun, prise du pouvoir par d’autres mafias, les militaires etc.  C’est ce pourquoi le mode d’action opératoire réellement subversif et non pas uniquement transgressif se doit de s’appuyer sur une théorie fondamentale et une pratique qui toutes deux évoluent en fonction l’une de l’autre. Sinon, il n’y a de place que pour de l’agitation et jamais d’action et toujours dans des moments historiques mal définis, ce qui nous conduit à notre perte.

La révolte : une agitation vaine.

Suite… prochainement…  où l’on cherchera à comprendre ce qui distingue les révoltes de la révolution et où l’on tentera de définir des moyens d’actions structurés et logiques, en adéquation avec l’Histoire et dans un mouvement perpétuel entre le théorique et le pratique…
Notes___________________________________________________________________

[1] Avant que la classe salariale fasse évoluer le salaire après 1945, en France.

[2] Gardons à l’esprit cette phrases de Rousseau dans l’Emile qui prend le contre-pied les idéologies naturalistes et surnaturalistes : « Ce que l’homme a fait, l’homme peut le défaire : Il n’y a de caractères ineffaçables que ceux qu’imprime la nature et la nature ne fait ni princes, ni riches, ni grands seigneurs. »

[3] Nous vous renvoyons aussi aux ouvrages de Michel Clouscard : Le frivole et le sérieux (Notamment p 116 – 121, ed.Delga) ; La métamorphose de la lutte des classes (Thèse 2) ; Les chemins de la praxis (P156 – 157, ed. Delga)

[4] Cf. Emanciper le travail – Bernard Friot

[5] http://www.laffranchipresse.fr/article/2015/08/13/luberisation-un-leurre-qui-detruit-nos-acquis-sociaux

[6] Etrangement peu éloigné du « libéralisme-libertaire »…

[7] Cette « thèse » qui n’est pas de lui, vise à réduire le capitalisme un système de marchés. Or, cela a existé bien avant et sans doutes encore après le capitalisme, qui se définit bien plutôt par ses institutions et ses rapports à la production et à la consommation.

[8] Pour tenter une définition rapide et donc forcement partielle, disons de la praxis qu’elle est l’action, combinée au théorique dont la visée pratique transforme les rapports sociaux et la nature.